Réalités & Fictions

C'était jeudi soir, je regardais la nouvelle série SODA sur M6, et mon super-sens de gamer a encore fait mouche : J'ai vu une Xbox 360, et plus rien ne comptait.

Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais quand je vois une console dans un film ou une série, ça me fait plaisir... pendant quelques secondes. Parce que généralement, je remarque de suite tout ce qui ne va pas dans la scène en question : l'acteur joue n'importe comment (J'appuie sur tous les boutons ! BIM ! BIM ! BOUM !), et pire encore, le son du jeu n'est JAMAIS le bon. Aucun rapport.

Exemple : Dans un épisode de la première saison de la série "House", le fameux médecin joue avec sa Nintendo DS à Metroïd Prime : Hunters. Et qu'est-ce qu'on entend pour illustrer ça ? Les sonorités d'un flipper.

Alors oui, bien sûr, il y a plus grave en ce bas monde. Mais ça me fait quand même l'effet qu'un faux raccord flagrant dans un long métrage, et je décroche. J'y crois plus. J'suis plus dans le film. FINI !

Du coup, je fais toujours semblant de me poser la question sur l'utilité d'une console à l'écran, alors que je connais pertinemment la réponse : Le sacro-saint placement de produit.

Il y a une dizaine d'années, tout le monde avait remarqué le Nokia 8110 dans Matrix (et j'avais acheté le Samsung V200 à cause de Matrix Reloaded). Aujourd'hui, tout le monde veut des produits Apple, parce qu'ils sont dans l'imaginaire collectif.

Et en parallèle de tout ça donc, on nous vend du jeu vidéo à petite dose, allant même jusqu'à nous présenter l'ancien Project Natal (aujourd'hui nommé Kinect) dans Smallville.

En même temps, c'est un juste retour des choses, vu qu'il y a de plus en plus de publicités dans nos jeux. Et pas forcément les meilleures...

| Par Spry, le 08 juillet 2011 | Game Culture | 4 commentaires »