Et si on changeait la fin de Metal Gear Solid 4 ?

Dans un mois, Metal Gear Solid 4 : Guns of the Patriots fêtera le troisième anniversaire de son arrivée sur Playstation 3. Un jeu qui, rappelez-vous, devait conclure avec brio une saga à la fois dense et complexe. Et pourtant, aujourd'hui encore, je ne décolère pas : La fin de ce MGS 4 est ratée !

Bon, techniquement, à partir d'ici, je devrais mettre une balise spoiler pour prévenir ceux et celles qui n'ont pas encore eu la chance de jouer complètement à ce titre. Mais sérieusement, y'a prescription maintenant. Donc, à la fin de Metal Gear Solid 4 : Guns of the Patriots, Solid Snake ne meurt pas.

Une honte, je vous dis ! Surtout que tout le déroulement de ce jeu devait nous mener à la disparition de ce héros devenu vieux, désabusé et porteur d'un virus mortel pour lui et pour les autres. Surtout que je me souviens encore des propos d'Hideo Kojima (créateur de tout ce foutoir depuis les premiers jours), proclamant à qui voulait l'entendre que ce MGS serait son dernier. SON DERNIER.

Sauf que...

Il avait fait la même promesse à l'annonce de Metal Gear Solid 2 : Sons of Liberty...
Et bis repetita au commencement de Metal Gear Solid 3 : Snake Eater...

Moi, comme un idiot, j'ai cru à ses paroles. À chaque fois.

Donc nous revoilà, devant l'épilogue de MGS4, avec Snake prêt à se mettre littéralement une balle en pleine tête (Les enfants, ne tentez pas cette expérience, c'est dangereux !). Avant ce moment, l'homme a morflé comme jamais, avec en point d'orgue, une véritable séquence de bravoure dans ce fameux couloir de la mort.

Jusqu'au bout, on agonise avec lui. Et on accepte sa décision. Puis, le coup de feu retentit dans le cimetière. On y est. Snake n'est plus.

Et là, grosse blague. Kojima nous retire ce moment délicat. Snake et lui non pas eu le courage d'aller jusqu'au bout de leur geste. BASTARDS ! Et pour se foutre encore plus de notre gueule, ils nous font une fin Scoubidou : Big Boss, le "père biologique et génétique", celui qui a déjà été tué deux fois, revient avec un pack de bière et des saucisses cocktails pour passer un peu de temps en famille. (Je ne suis pas certain de la véracité de mes propos, mais c'est comme ça que je l'ai ressenti).

Pour moi, ce gâchis ressemble à celui de Final Fantasy XII, partant comme une aventure épique pour se finir en concours capillaire. Dans les deux cas, il y a ce point de rupture qui transforme un futur bon souvenir en déception mémorable.

Et ces dans ces moments là que je rêve de "Director's cut" dans les jeux vidéo. Des versions complémentaires ou différentes, dispensées de la pression économique qui transforme de véritables expériences en produits à faire des suites. Comme ça, peut-être qu'un jour, Kojima pourra tenir sa promesse.

| Par Spry, le 12 mai 2011 | Critiques | 2 commentaires »